Les emballages et le papier journal contiennent un fort pourcentage de fibres recyclées, les papiers d’impression-écriture eux n’en contiennent en moyenne que 10%.
La faible part des achats de papier recyclé en France pénalise le développement de l’économie circulaire locale, avec tous ses atouts de réduction d’impacts environnementaux et de création d’emplois.
Il reste donc du progrès à faisant, que ce soit dans le choix du recyclé ou dans le recyclage.
Les normes environnementales de qualité pour les usines de pâte à papier et les imprimeries, très développées en Europe, ne le sont pas toujours autant ailleurs dans le monde.
Alors que la filière papetière contribue encore dans certaines régions à la déforestation et la dégradation des forêts, la situation européenne est aussi un bel exemple d’une économie circulaire possible.
D’autre part, les produits et les pâtes à papier issus de certains pays représentent un risque pour la forêt lorsqu’ils ne sont pas certifiés.
La diversité des produits, des producteurs et des pays d’origine introduisent différents risques dans la filière.
Certains produits, comme les livres, présentent aussi un risque de contenir des fibres issu de bois exploité illégalement, du fait qu’ils ne sont pas encore soumis au Règlement Bois de l’Union européenne.
Les forêts tempérées, y compris européennes ou américaines ne sont pas épargnées.
Alors que la déforestation touche surtout les pays tropicaux, la dégradation des forêts, liée à l’exploitation du bois non responsable, affecte les forêts tropicales et boréales, de même que des zones de forêts anciennes ou intacts.
La situation actuelle est telle que les papiers d’impression-écriture n’en contiennent en moyenne que 10% de fibres recyclées.