Pour assurer un enfant en via ferrata, il est important de prévoir une sangle spéciale pour enfant, car celles d’adultes peuvent ne pas assez amortir et entraîner des lésions très graves en cas de chute. Il faut également veiller à entraîner et à répéter, au sol, les manipulations des mousquetons, voire de la corde d’assurage. Une corde pour assurage par le haut par un adulte, avec corde mise dans les queues de cochon, est également nécessaire. Il est conseillé de prévoir une Via ferrata avec échappatoire en cours d’ascension, car la grande assurance et les certitudes du début peuvent ne pas durer. Des pauses plus fréquentes, avec alimentation et hydratation suffisantes, sont également importantes. Il faut multiplier le temps de course donné par 1,5, pour respecter le rythme et les caractéristiques de l’enfant.
Il est important de permettre à l’enfant d’évoluer dans sa zone proximale de développement, c’est-à-dire qu’on peut le pousser un peu, mais en tenant compte de ses compétences actuelles. Il faut être attentif aux signaux de stress, tels que les plaintes, les crispations, les blocages, les pleurs, qui sont des signes de ses limites actuelles.
La perception des événements par les enfants n’est pas du tout la même que celle des adultes, les enfants vivent des émotions amplifiées, parfois amplifiantes, au risque d’être submergés par elles. Il faut donc prendre en compte les caractéristiques propres de l’enfant et ne pas l’assimiler à un adulte en miniature.
Pour finir, il est important que l’enfant apprenne la confiance et le sentiment de contrôle, et vive le plaisir du mouvement et de la maîtrise, sans hantise de la prochaine difficulté. Il faut expérimenter le vide et ses exigences avec respect et une connotation positive, afin que l’enfant puisse demander à renouveler l’expérience.