La montagne se distingue des autres climats par sa dimension verticale. Les pentes et leur orientation très différente au soleil influent fortement le climat en montagne. Le risque de phénomènes instables, comme les averses ou les orages, y est donc accru par rapport à la plaine ou au littoral. La montagne, c’est le paroxysme du micro-climat. La règle climatique selon laquelle on perd environ 2° tous les 300 mètres est ici à moduler. Prenez un versant sud à 1500 mètres d’altitude et un versant nord à 1000 mètres. Il fera bien meilleur sur le premier, pourtant à une altitude supérieure de 500 mètres. De même, la température sera plus élevée dans un alpage que sous un couvert forestier, même si celui-ci se situe à un étage inférieur. A 2500 mètres, sur un versant exposé au sud et à l’abri des rayons solaires, le mercure peut monter facilement au-dessus de 25°C. L’écart des températures entre la journée et la nuit est plus important en montagne qu’en plaine parce que l’air y est plus sec. Les gelées blanches au petit matin ne sont pas rares aux mois de juillet et d’août, même à basse altitude. Mais dès les premiers rayons, elles disparaissent. A partir de 2000/2500 mètres, il est très courant que des flocons fassent leur apparition. Dans le massif du Mont-Blanc, il neige même plus souvent l’été que l’hiver en haute altitude, car il fait moins froid. En France, il y a en moyenne une vingtaine de jours d’orage par an. En montagne, on est à 40 jours. Mais, heureusement, un orage est un épisode momentané. Dès le retour de la fraîcheur, il se résorbe et c’est le retour du beau temps. Les températures à 1500 mètres ont grimpé d’environ 1,5°C, contre 1°C ailleurs sur le territoire. Actuellement, le climat en vigueur à 1350 est équivalent à celui que l’on avait à 1000 mètres dans les années 60. Il fait donc plus doux en montagne qu’il y a 50 ans. Les scientifiques parlent même d’un relatif phénomène de méditerranéisation du climat nord-alpin. Pour autant, contrairement à la plaine ou au littoral, pas de risque de canicule en montagne, l’écoulement de l’air froid se faisant vers le bas.