Le mot pastoralisme trouve son origine dans le mot latin "pastor" signifiant berger ou ceux qui ont pour fonction de conduire et de garder les troupeaux.
Le pastoralisme regroupe l’ensemble des activités d’élevage valorisant par un pâturage extensif les ressources fourragères spontanées des espaces naturels, pour assurer tout ou partie de l’alimentation des animaux.
Le pastoralisme, une diversité de milieux naturels
Le pastoralisme concerne une quantité d'élevages relativement importante.
Le pastoralisme représente 18 % des élevages de France
Le pastoralisme s'étend sur une surface d'exploitation de 5,4 millions d’Ha, dont environ 2,2 millions sont constitués d’estives, d’alpages et de parcours de montagne.
Un usage bien encadré des pratiques pastorales
Les pratiques pastorales sont bien encadrées, elles héritent même d'une culture millénaire qui comprend savoir-faire et règles juridiques.
La loi pastorale de 1972 constitue ainsi une réglementation européenne toute particulière qui :
favorise l’organisation foncière des propriétaires des surfaces pastorales, publiques et privées, en regroupant les propriétaires en "associations foncières pastorales" (AFP), ce qui permet de bénéficier d'une seule entité de gestion, cohérente, pour une mise en valeur pastorale
favorise l’organisation des éleveurs par l’utilisation en commun des espaces pastoraux, en rénovant les pratiques collectives anciennes.
À ce titre, elle regroupe des éleveurs utilisant ensemble une ou plusieurs unités de pâturage en "Groupements pastoraux", agrées par l’État
donne un instrument juridique spécifique aux propriétaires fonciers et aux éleveurs à travers la création du "bail pastoral" pour exploiter la zone des estives et alpages.
Un impact économique non négligeable de l'agropastoralisme
L’agropastoralisme contribue au maintien d’un tissu économique sur les territoires.
Les exploitations agropastorales génèrent annuellement :
un potentiel économique de 8,5 milliards d’euros
10 milliards d’euros de services non-marchand
plus de 250 000 emplois.
Il participe pleinement à l'entretien et à la lutte contre la fermeture des paysages, à l'attractivité touristique de certaines régions, à l'approvisionnement de circuits courts et à l'alimentation de proximité, ainsi qu'à de nombreuses productions agricoles de qualité dont beaucoup se trouvent en Appellation d'origine protégée.
Les milieux pastoraux sont souvent des milieux écologiquement riches, diversifiés, voire rares (relevant par exemple de la Directive habitat.