Le pastoralisme désigne l’élevage nomade ou itinérant.
Lorsque le pastoralisme est associé à l’agriculture, on parle d’agropastoralisme.
En montagne, l’estive (ou remue) consiste à gagner les pâturages d’altitude en été et à redescendre dans la vallée l’hiver : la mobilité est verticale.
La transhumance, en revanche, désigne une mobilité horizontale : les troupeaux et les éleveurs traversent une distance plus grande, parfois avec de nombreuses étapes intermédiaires.
Le pastoralisme vise à exploiter la complémentarité des milieux, en particulier dans les espaces à fortes contraintes comme les régions froides, les montagnes ou les espaces arides.
Le plus grand système pastoral du monde fondé sur la transhumance est l’élevage sahélien.
Les troupeaux suivent des circuits établis en fonction des pâturages et des points d’eau de façon à optimiser le fourrage.
En saison sèche, ils gagnent le sud, puis à mesure que la saison des pluies avance, reverdissant progressivement les pâturages, ils retournent vers le nord.