Le milieu urbain a une grande influence sur le climat.
L’une de ces manifestations climatiques les plus connues est la formation d’îlots de chaleur.
Des différences importantes de température peuvent ainsi être relevées au sein d’une même ville, selon le relief, l’exposition, mais aussi la nature de l’occupation du sol, la capacité de la surface de la Terre à renvoyer l’énergie solaire ou encore la rugosité du sol.
Entrent en ligne de compte le type d’habitations et de terrains.
Des points bleu, vert, orange ou rouge signalent en outre l’impact de toutes les caractéristiques naturelles et urbanistiques susceptibles d’influer, dans un sens ou un autre, sur la chaleur de cet îlot : hauteur du bâti, ventilation de l’îlot, nature du sol et écoulement de l’air, ombrage lié aux arbres, effet canyon des rues étroites bordées d’immeubles hauts….
Urbanistes, architectes et agences, en particulier, pourront comprendre dans quel environnement s’insèrent leurs projets et adapter au mieux ceux-ci pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
L’objectif de cet outil est de permettre à tous ceux qui bâtissent la ville de demain de bénéficier et de s’appuyer sur les prévisions établies par les experts du climat, afin que leurs futures constructions ne viennent pas accentuer encore un peu plus l’effet de chaleur.
L’adaptation de l’urbanisme au dérèglement climatique s’avère également un enjeu important.
Car si les épisodes de canicule ont déjà particulièrement marqué les franciliens, le phénomène des îlots de chaleur devrait à l’avenir toucher une population de plus en plus importante, pouvant rendre pénible la vie en ville durant la période estivale.
Dès lors, au-delà des plans canicule permettant de limiter les incidences des vagues de chaleur sur les populations sensibles, l’adaptation de l’urbanisme au dérèglement climatique s’avère également un enjeu important.