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Quelle distance de voyage pour ne pas jeûner ?

Claude Poirier
Claude Poirier
2025-08-07 17:11:43
Nombre de réponses : 2
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Si un musulman décide de rester plus de quatre jours dans un pays, il doit jeûner, car dans ce cas les dispositions du voyage ne s’appliquent plus à lui. Cependant, s'il a des difficultés à jeûner, il doit absolument s’en abstenir. Abû Sa’îd al-Khudrî, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « Les Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, trouvaient que celui qui se sentait capable de jeûner [pendant le voyage] et jeûnait effectivement, faisait une bonne chose, et que celui qui se sentait incapable de jeûner et ne jeûnait pas faisait une bonne chose également ». Hamza ibn ‘Amr al-Aslamî, qui était un jeûneur assidu demanda un jour au Prophète () : - « Ô Messager d’Allah, Dois-je jeûner pendant le voyage? ». - « Si tu veux, jeûne, et si tu ne veux pas, ne le fais pas », lui répondit le Prophète (). Certains oulémas ont dit qu’il est préférable pour le voyageur de choisir, du jeûne ou de la rupture du jeûne, ce qui lui est le plus aisé. L'Imam Ahmed et un groupe d’oulémas, qu’Allah leur fasse miséricorde, ont soutenu eux que la rupture du jeûne était préférable pour le voyageur même s’il n'avait aucune peine à jeûner, pour user de la dispense accordée par Allah, exalté soit-Il, Qui dit : « Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours » (Coran 2/185). Aussi, le Prophète () a dit : « Allah aime que l’on use de Ses dispenses comme Il déteste qu’on Lui désobéisse ». En outre, le Prophète () a eu l’habitude de se comporter ainsi jusqu’à sa mort, et certains Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, rompaient leur jeûne dès qu’ils s’éloignaient des habitations de leurs villages, soulignant que c’était une sunna.
Marianne Prevost
Marianne Prevost
2025-07-28 23:21:39
Nombre de réponses : 8
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La majorité des ulémas pensent que la distance qui permet le raccourcissement de la prière et de ne pas observer le jeûne est de 48 miles, ce qui équivaut à environ 80 kilomètres. Selon Abou Abdallah, le raccourcissement de la prière n’est autorisé que pour celui qui parcourt une distance d'au moins de 16 Farsakh, et 1 Farsakh= 3 miles ce qui fait 48 miles, soit 80 kilomètres. Ibn Abbas estime cette distance égale à la distance séparant Asfan de La Mecque ou Taïf de La Mecque ou Jeddah de la Mecque. Sur ce, la distance du raccourcissement équivaut à la distance parcourue en deux journées de marche avec des chameaux chargés marchant à une allure normale. C’est l’avis d’Ibn Abbas, et d’Ibn Omar. C’est aussi l’avis des imams Malek, Al-Laïth et Ach-Chafi’i. La plupart des ulémas font une estimation qui est évaluée à près de 80 km, que le voyage soit en voiture, par avion, ou en bateau. C’est le parcours d’une telle distance qu’on appelle voyage, et cette appellation est conforme à ce qui est connu en vigueur chez les musulmans. Que la personne se déplace à dos de chameau, à pied, en voiture, par avion ou par bateau sur une distance égale ou supérieure à celle indiquée ci-dessus, elle est considérée comme un voyageur. La distance qui autorise le raccourcissement de la prière est de 80 kms approximativement selon l’avis de la majorité des ulémas. Le chauffeur de taxi et toute autre personne qui désire parcourir la distance sus-indiquée, peuvent raccourcir les prières. Certains ulémas soutiennent qu’il n’existe aucune distance précise à cet égard et qu’on doit se référer à la coutume, ce qui est coutumièrement considéré comme un voyage l’est réellement et peut faire l’objet de l’application des dispositions légales comme le rassemblement de deux prières, leur raccourcissement et la rupture du jeûne. L’argument valable est avec celui qui juge que le raccourcissement de la prière et la non observance du jeûne sont légiférés à cause du voyage lui-même et la Charia n'a pas spécifié un voyage particulier parmi les autres voyages. La distance dont le parcours autorise le raccourcissement de la prière est fixée par certains ulémas à près de 83 km. D’autres ulémas renvoient à ce que la coutume considère comme un voyage, même s’il s’agit de parcourir une distance inférieure à 80 km. Ce que les gens ne considèrent pas comme voyage n’en est pas un voyage, même s’il consiste à parcourir 100 km. L'avis de Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya est le plus proche de la vérité. En présence de différentes coutumes, il n’y a aucun mal à adopter l’avis allant dans le sens de la fixation d’une distance bien précise. Car certains ulémas et imams se sont prononcés dans ce sens. Il n’y a aucun mal, à l’accepter inchallah. Cependant quand la coutume est claire, le mieux est de s’y référer.
René Becker
René Becker
2025-07-22 17:01:59
Nombre de réponses : 4
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Allah, Exalté soit-Il a permis au voyageur de rompre le jeûne par bienveillance et allégement pour lui, Allah, Exalté soit-Il dit : Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. Par conséquent si la distance qui sépare l’orée de votre ville d’origine de l’université est supérieure ou égale à la distance à partir de laquelle il est permis de raccourcir la prière et qui est de 83 km environ, vous pouvez rompre le jeûne si votre séjour dans cet endroit où vous allez passer vos examens ne dépassera pas quatre jours. La distance à partir de laquelle il est permis de raccourcir la prière et qui est de 83 km environ. Vous pouvez rompre le jeûne si votre séjour dans cet endroit où vous allez passer vos examens ne dépassera pas quatre jours. Vous n’avez pas le droit de rompre le jeûne selon l’opinion de la majorité des Oulémas, dans la mesure où vous n’êtes plus considéré comme voyageur.
Noël Joly
Noël Joly
2025-07-16 15:19:23
Nombre de réponses : 3
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Pour le majeure partie des ulémas, la distance en question est de 80 km approximativement. D’autres – parmi lesquels figure Cheikh al –islam Ibn Taymiyya soutiennent que l’on doit tenir compte non de la distance, mais plutôt de ce qui est communément considéré comme voyage. Tout déplacement communément considéré comme un voyage l’est effectivement et peut être régi par les dispositions applicables au voyage. Nul doute qu’un déplacement d’Amsterdam à paris est considéré comme un voyage, même si on rentre le même jour. Cheikh Ibn Outhaymine dit à propos de celui qui parcours une longue distance en peu de temps : Peu de temps pour une longue distance. C’est comme quelqu’un qui part de Quassim pour Djeddah et rentre le même jour. Celui-là aura effectué un voyage. Car les gens considèrent un tel déplacement comme un voyage et le prépare conséquemment . La distance entre Quassim et Djeddah est de 900km approximativement. Cela dit, si l’on part d’Amsterdam pour Paris et rentre le même jour, on est considéré comme un voyageur, aussi bien du point de vue de ceux qui fixent une distance que du point de vue de ceux qui ne tiennent pas compte de la distance.
Georges Lamy
Georges Lamy
2025-07-06 07:31:38
Nombre de réponses : 6
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Allah, le Très-Haut, a permis au jeûneur en voyage de rompre le jeûne à condition que la distance parcourue soit, au moins, égale à deux étapes estimées à 83.5 km., et que le motif du voyage n’implique pas un péché. La rupture du jeûne permise au voyageur a pour raison d’être le voyage en soi, sans avoir égard à la difficulté associée aux déplacements. D'autre part, les difficultés associées au voyage sont indéfinissables, car elles diffèrent d'une personne à une autre. Allah, Tout-Puissant, dit : " Celui d’entre vous qui, malade ou en voyage, aura été empêché de le faire devra jeûner plus tard un nombre de jours égal à celui des jours de jeûne non observés. Alors, tant que le jeûneur ne vise pas par le voyage à commettre un péché, il lui est permis de rompre son jeûne, que le voyage est difficile ou non, fréquent ou non. Cette dispense est applicable à la personne dont la nature du travail exige de voyager constamment. Il est préférable pour une personne en voyage de jeûner tant que le jeûne ne lui cause pas de difficultés et elle en sera amplement récompensé. La rupture est conseillée si le voyageur a des craintes pour sa santé et même obligatoire s’il risque de perdre sa vie.