La vitesse optimale en marche nordique se situe généralement entre 5 et 7 km/h. Cela représente une allure dynamique mais encore confortable, adaptée à une activité d’endurance. En dessous de 5 km/h, le mouvement perd de son efficacité et les bénéfices cardiovasculaires diminuent. Au-delà de 7 km/h, on entre dans une zone d’effort plus intense, qui peut être bénéfique pour l’entraînement, mais plus difficile à maintenir sur la durée pour les débutants ou les marcheurs loisir. Il est important de noter que cette fourchette de vitesse n’est pas figée. Elle dépend de nombreux facteurs : la condition physique du marcheur, l’objectif de la séance, la nature du terrain, mais aussi les conditions extérieures comme la météo ou l’altitude. Un pratiquant entraîné pourra aisément maintenir une allure de 7 km/h sur terrain plat, tandis qu’en montagne, sur un sentier raide et caillouteux, cette même personne pourrait tomber à 4,5 km/h sans que l’effort soit moindre, bien au contraire. La vitesse de déplacement est souvent moins élevée que sur terrain plat, mais cela ne signifie pas que l’effort est moindre, bien au contraire. Une bonne manière de mesurer l’effort est d’utiliser la règle du « parler sans chanter » : si vous êtes capable de discuter avec un partenaire de marche sans être essoufflé, mais incapable de chanter sans perdre votre souffle, vous êtes probablemente dans la bonne zone. Il s’agit de l’endurance fondamentale, une zone d’effort modéré correspondant à environ 60 à 75 % de la fréquence cardiaque maximale, idéale pour améliorer la capacité cardiovasculaire, brûler des graisses et développer l’endurance.